L’importance de la marque pour les startups : quand les “vibes” font lever des fonds…
Pourquoi la préférence de marque devient décisive pour les startups deeptech, biotech et healthtech
Tous les leveurs de fonds le constatent : les dossiers arrivent aujourd’hui sur le bureau des investisseurs avec un niveau de maturité impressionnant.
La technologie est solide, le marché est balisé – même lorsqu’il s’agit d’horizons très lointains comme en biotech – et les business plans sont bien construits.
Dans cet environnement, la différence ne se joue plus seulement sur la qualité objective du projet, mais sur quelque chose de plus fugace, plus difficile à mesurer : la part émotionnelle et perceptive de la décision.
Chez BrandSilver, c’est précisément là que nous intervenons : nous concevons des signes de marque qui donnent une représentation claire, cohérente et désirable de la startup dans l’esprit des investisseurs.
Pas pour maquiller la réalité, mais pour donner une forme lisible et mémorisable à ce que l’équipe veut apporter au monde.
Au‑delà du rationnel : l’économie des préférences
Dans un processus de levée de fonds, la partie rationnelle du dossier est nécessaire, mais elle n’est plus suffisante.
Un investisseur expérimenté sait lire un business plan, évaluer une technologie, analyser un marché.
Là où il fait vraiment la différence, c’est lorsqu’il doit arbitrer entre plusieurs dossiers « techniquement bons » dans un temps limité. À ce moment‑là, la décision dépend aussi :
- de l’impression globale laissée par la startup ;
- de la clarté de ce qu’elle représente ;
- du sentiment de confiance, de curiosité ou de scepticisme qu’elle suscite ;
- de la façon dont son projet s’inscrit dans une vision du futur.
Autrement dit, la décision d’investissement ne se joue pas uniquement dans les cellules d’un tableur, mais aussi dans la manière dont la startup est perçue, ressentie et projetée mentalement.
« Vibes », esprits animaux et réflexivité : ce que disent les économistes
Les « vibes » de Kyla Scanlon
L’économiste et créatrice Kyla Scanlon a popularisé l’idée de « vibes » pour parler de la manière dont les ressentis collectifs influencent l’économie.
Elle montre que nous ne vivons pas seulement une réalité économique mesurable, mais aussi une réalité perçue, faite de récits, d’impressions, de climat émotionnel.
Cette approche de « vibe economy » ou de « vibecession » décrit notamment les situations où les indicateurs économiques sont corrects alors que le sentiment des gens reste négatif, ce qui modifie leurs comportements.
Appliqué à l’investissement, cela signifie qu’au‑delà des métriques, le « ressenti » autour d’un projet – sa vibe – compte réellement dans la décision de s’y engager ou non.
Les esprits animaux de Keynes
Bien avant le vocabulaire des vibes, John Maynard Keynes parlait déjà « d’esprits animaux » pour décrire le rôle des émotions, instincts et intuitions dans les décisions économiques.
Dans sa « Théorie générale », il utilise ce terme pour expliquer que les investissements ne relèvent pas seulement d’un calcul rationnel de probabilité et de rendement, mais aussi d’impulsions, de confiances, d’enthousiasmes ou de peurs collectives.
Dans cette perspective, un investisseur ne finance pas uniquement un modèle économique : il suit (ou non) un élan, une confiance dans une équipe, une vision, un futur possible.
La réflexivité de Soros
George Soros, de son côté, a formulé la notion de réflexivité : les perceptions des acteurs économiques ne se contentent pas d’observer la réalité, elles contribuent à la façonner.
Il part de deux idées simples : notre vision du monde est toujours partielle et distordue (principe de faillibilité), et ces visions imparfaites peuvent influencer les situations auxquelles elles se rapportent (principe de réflexivité).
Appliquée aux marchés, cette théorie montre que les croyances des investisseurs peuvent alimenter des boucles d’auto‑renforcement ou de correction, et que la réalité économique résulte en partie de ces dynamiques de perception.
Pour les startups, cela signifie qu’une perception positive, claire et cohérente peut enclencher un cercle vertueux : plus les investisseurs comprennent et croient à la vision, plus ils s’engagent, plus le projet se renforce, et plus la perception initiale se trouve confirmée.
Ce que nous faisons chez BrandSilver : concevoir l’image mentale a‑priori
De la complexité à une image claire
Les startups avec lesquelles nous travaillons évoluent souvent sur des sujets très complexes : deeptech, healthtech, biotech, IA, climat, industrie 4.0, etc.
Pour un investisseur, ces sujets demandent un effort cognitif important : comprendre la technologie, évaluer le potentiel, projeter les applications.
Notre rôle est de transformer cette complexité en ce que nous appelons, chez BrandSilver, une “image mentale a‑priori” : une représentation claire, structurée et mémorisable de la startup dans l’esprit des investisseurs.
Avant même d’ouvrir le dossier, cette “image mentale a‑priori” situe le projet, lui donne du sens et prépare le terrain pour la suite de l’analyse.
Lorsque cette “image mentale a‑priori “est nette, juste et inspirante, elle fait gagner du temps, de l’attention et de l’énergie à tout le monde.
Lorsqu’elle est floue, insuffisante ou trompeuse, tout devient plus compliqué : la startup doit sur‑expliquer, corriger des malentendus ou lutter contre un manque d’intérêt initial.
Là où nous agissons : créer une préférence et une “évidence de la valeur”
Concrètement, chez BrandSilver, nous travaillons sur l’ensemble des signes qui structurent cette représentation et nous permettent de :
- créer une préférence pour un projet plutôt qu’un autre, en rendant son positionnement plus clair, plus désirable et plus crédible dans l’esprit des investisseurs ;
- créer une “évidence de la valeur” en alignant la technologie, le marché et la vision dans un récit et un univers de marque cohérents, qui augmentent la lisibilité et l’attractivité du dossier.
Cela passe par :
- Le nom et le langage de la marque : comment on formule la promesse, comment on nomme la technologie, comment on raconte le problème et la solution.
- L’univers visuel : logo, codes graphiques, iconographie, tout ce qui permet de situer la startup et de l’ancrer dans un territoire clair (médical, industriel, futuriste, rassurant, accessible, expert, etc.).
- L’univers sonore ou verbal étendu : tonalité, façon de s’adresser aux investisseurs, aux partenaires, aux patients, aux industriels.
- Le storytelling : la manière d’articuler la vision, le « pourquoi » de l’équipe, ce pour quoi les fondateurs sont prêts à se battre, le changement qu’ils veulent contribuer à créer, la place de la startup dans la société.
Notre objectif est simple : que, face à deux dossiers rationnellement solides, l’investisseur ressente une inclination claire vers celui dont la marque lui donne le plus de sens, de lisibilité et de projection.
Un avantage de préférence, mais qui ne garanti pas le succès
Nous tenons à être très clairs : travailler la marque ne garantit jamais à elle seule le succès d’une levée de fonds.
Une marque forte ne compense pas une technologie faible, un marché inexistant ou un business model bancal.
En revanche, le travail de marque apporte un avantage de préférence dans un univers où :
- les dossiers se ressemblent de plus en plus sur le plan rationnel ;
- les investisseurs sont sur‑sollicités ;
- la part d’irrationnel, de perception et de ressenti devient décisive ;
Il aide à gagner les premières secondes d’attention, à réduire l’effort de compréhension, à installer un climat de confiance et de curiosité plutôt que de doute.
On pourrait le résumer ainsi : nous ne promettons pas un term sheet, mais nous donnons aux startups les moyens d’entrer dans la tête de l’investisseur avec une image forte, juste et inspirante – plutôt qu’avec un dossier parmi d’autres.
De Keynes aux startups deeptech : notre conviction
Les travaux de Keynes sur les esprits animaux, la théorie de la réflexivité de Soros et l’approche de Kyla Scanlon sur les vibes convergent vers une idée commune :
les perceptions, les émotions et les récits ne sont pas un décor autour de l’économie – ils en sont une force motrice.
Chez BrandSilver, nous appliquons cette conviction au monde des startups deeptech, biotech et healthtech :
en concevant des signes de marque justes et puissants, nous aidons les fondateurs à structurer les perceptions autour de leur projet, à créer une préférence pour leur vision et à générer de la sur‑valeur dans leurs interactions avec les investisseurs.
Ces dernières années, nous avons accompagné plusieurs startups dans leurs levées de fonds sur des sujets exigeants, notamment en deeptech et healthtech. Grâce à un travail précis sur leurs signes de marque, leur “image mentale a‑priori” auprès des investisseurs a gagné en clarté, en lisibilité et en impact. C’est le cas par exemple de Saxol, Kervalion ou Cyberna, qui ont mené de belles levées après avoir structuré leur univers de marque avec nous.
Et dans l’univers hyper‑compétitif d’aujourd’hui, ce point de préférence et cette sur‑valeur peuvent faire toute la différence au moment où un investisseur choisit dans quels futurs il veut s’engager.
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